Does Truth Matter?

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Donald Trump has told 4,140 false stories, made 12,538 untrue statements, and proposed 1,177 unfulfilled promises as of late May 2019, according to PoltiFact, The Washington Post announced that Trump reached the “unthinkable milestone” of 10,000 bogus claims on April 29, 2019. Yet, Trump continues to have 42% popularity ratings and a Yale economist, who predicted that Trump would win in 2016, predicts he will get 56.1% of the popular votes in 2020. And he is not alone in that prediction.

Does truth matter? The obvious answer is yes. One of the basic fundamentals of the Enlightenment is the importance of truth. It is the basis of our Western educational system. It is what inspired the French philosophers to develop the Encyclopédie from 1751 to 1765. Its numerous articles on a wide variety of subjects opened a flourishing of reason that inspired the French Revolution. The Encyclopédists laid the groundwork for truth being an essential element in all aspects of our lives, including politics.
In a fascinating recent article, historian Yuval Noah Harari explains “Why fiction trumps truth.” Harari’s point is that “we humans know many more truths than any other animal, but we also believe in much more nonsense. We are both the smartest and the most gullible inhabitants of planet Earth.”
As opposed to the Enlightenment thinkers, Harari maintains it is not truth which is the basis of power. For him, fiction enjoys a comparative advantage over truth “in uniting people around a common story.” Since true stories may be disagreeable or even painful, fictional stories have the advantage of pleasing. “An American presidential candidate who tells the American public the truth, the whole truth and nothing but the truth about American history has a 100 percent guarantee of losing the elections,” Harari wrote.
What to make of this argument? For those who were educated in Enlightenment principles, how are we to respond? Aren’t we programmed to search for the truth? We can accept paradigm shifts in science such as quantum physics because in science there are objective realities. In our daily lives, we try to separate virtual realities from other realities, as difficult as that has become with advances in technology.
But to accept that fiction trumps truth in bringing people together flies against our education. This is more than just fake news. Harari’s hypothesis is that we want fictional stories; they hold us together and bind us in a positive communal understanding beyond painful truths.
Do we have to choose between truth and fiction? What is the comparative advantage of one or the other? Harari concludes: “Even if we need to pay some price for deactivating our rational faculties, the advantages of increased social cohesion are often so big that fictional stories routinely triumph over the truth in human history.”
Donald Trump’s lies have not led to social cohesion. That’s for sure. There is still a considerable percentage of the American population who will not accept his lies and distortions. But, and this is a big but, the social cohesion or communal unity so missing in the United States and elsewhere will not be resolved by truth seekers. At least not according to Harari. Maybe they will not be achieved by populist demagogues either, although they probably have a better chance as the recent success of populist demagogues has shown.
Harari’s hypothesis that unity trumps truth, that fictional stories that placed unity above truth were more powerful than truth are a warning that truth seekers should be aware of their limitations. It’s not just that Julian Assange and Chelsea Manning were jailed or that Edward Snowden lives in exile. It is that truth can be disagreeable and even painful, and that fiction can be pleasurable and joyful. Harari has dared to say that the Encyclopédists were idealists whose writings led to revolution, but over the long-term fictional populists will have more power. Harari’s examples of the successes of Christian priests, Confucian mandarins and Communist ideologues are a stark reminder of how unifying certain stories can be.
Do we have truthful unifiers? Are they possible?

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Commentaires

  • Dans son best-seller Sapiens, une fascinante histoire de l'humanité, le même Yuval Noah Harari explique le contexte de sa théorie concernant l'importance relative de la vérité et de la fiction en politique.

    Chez les Primates évolués que nous sommes, les liens de solidarité que nous pouvons tisser avec d'autres n'englobent que de quelques dizaines à quelques centaines de personnes, au mieux. Ces liens sont plus forts dans les sociétés primitives, à cause d'un tissu social plus serré, et l'inverse est vrai dans les sociétés dites développées. On note le même phénomène chez les ruraux et les urbains, respectivement.

    Il faut aussi savoir qu'au delà des petits groupes de personnes qui se connaissent par leur nom, les diverses appellations collectives (suisses, anglophones, chrétiens, musulmans) sont des abstractions plus ou moins récentes (p. ex. le concept de nation était à peu près absent en politique avant Jeanne d'Arc), qui n'ont aucun fondement biologique. Ce sont, pour le meilleur et pour le pire, des fourre-tout commodes utilisés pour unir (ou manipuler) les masses.

    Toujours selon Harari : même chose pour les « droits humains » ou « droits de la personne », « droits du groupe X ou Y », qui, loin d'être universels, sont au mieux de simples conventions qui ont cours dans les pays développés. Non qu'ils soient inutiles ou mauvais, mais ils ne sont pas pour autant naturels ou allant de soi pour tout le monde. Il faut avoir l'humilité de reconnaître que tout ce que nous pouvons faire, c'est d'essayer de convaincre ceux qui s'y opposent.

    Nous n'avons pas de pierres à jeter à personne. Prenons par exemple l'esclavage, qui était accepté, sinon toléré sans états d'âme, par l'immense majorité des pays et des chrétiens il y a seulement deux siècles. Avant nous, tous des cons? Mais qui sommes-nous pour juger les autres du haut de notre supériorité morale? Faut-il rappeler que le 20e siècle, le siècle de la défense de tous les droits, fut aussi le plus meurtrier de tous les temps? Chaque époque a ses travers, et le jugement qu'on portera sur nous dans un siècle risque de ne pas être tendre.

    Mais revenons à nos moutons. Sachant que nos institutions libérales et démocratiques sont des plantes fragiles, qui sont régulièrement culbutées par toutes sortes de populismes, comment peut-on lutter contre l'infox, les affabulations et les superstitions de tout acabit? Les héritiers des Lumières n'ont rien trouvé de mieux que l'école pour tous, de préférence gratuite. Par exemple, si toutes les petites filles avaient accès à l'école, le problème de la surpopulation de la planète serait réglé pacifiquement en moins de deux générations.

    «Si vous croyez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance.»

  • "Sachant que nos institutions libérales et démocratiques sont des plantes fragiles, qui sont régulièrement culbutées par toutes sortes de populismes, comment peut-on lutter contre l'infox, les affabulations et les superstitions de tout acabit?"
    Nos médias sont les premiers à mentir. Le meilleur exemple étant la soi-disant "annexion" de la Crimée par la Russie. Ce terme a valu une intervention de Romaine Jean, responsable en chef de l'info sur la RTS, pour dénoncer ce terme. La Crimée a toujours été russe, c'est leur terre d'origine, quand ils s'appelaient "Rous"...En 1954, Nikita Krouchtchev a donné à l'Ukraine la responsabilité administrative (je souligne) de la Crimée à cette république socialiste soviétique, du temps de l'Union des RSS...
    Romaine Jean est donc intervenue sur la 1ère chaîne pour dire tout cela. Personne n'en a tenu compte : un téléphone du DFAE de Burkhalter, le gnome aux services des Américains a suffi pour que tous les journalistes de la RTS continuent leurs mensonges sur l'annexion de la Crimée. Intervenue juste quelques jours avant le débarquement des Américains, qui voulaient faire main basse sur la Mer Noire...
    Alors les mensonges de Trump...

  • Les plus cyniques (c'est un des adjectifs utilisée pour désigner les gens clairvoyants) savaient déjà pourquoi les politiciens mentent. Vous nous le rappelez avec brio, et les commentateurs de votre billet ajoutent une caution scientifique.

  • Pour un politicien dire ce que les foules désirent entendre est un moyen simple de se rendre populaire. La raison pour laquelle tous les politiciens ne le font pas systématiquement est que la politique ne compte pas que des imbéciles narcissiques et histrioniques. Avec Trump, l`Amérique a pu se rendre compte que le systeme des "Grands Électeurs" pouvait aussi bien amener la destruction économique et sociale du pays en un seul cycle présidentiel pour peu que le directeur de campagne soit un génial manipulateur d`opinion comme Bannon.

  • I think the terms being used are mistaken. The issue is not a question of Truth and Fiction, but Fact and Story.
    Story can tell a truth in essence without being factual. And fact is not necessarily the deepest Truth.
    It has been noted by other people that one of Hillary Clinton’s failings was her inability or unwillingness to provide a story for the American people—she instead produced an endless string of facts. But people do need story. We all need story, especially in these troubled and challenging times.
    What Trump did was to give the American people a story that was a lie. And he is still doing that. A story that is a lie is not fiction, it is a lie. Even the wildest of fictional stories must have some grain of human truth. He is feeding the people on shallow and damaging lies, and it affects them like any poison.

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