Bike Lanes: Perspective and Proportionality

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The brouhaha over temporary increased bike lanes in Geneva puzzles me. As someone who does not ride a bike or use a car to go to work, I have no dog in this fight. What I do see, and definitely hear, are vehement comments on both sides. Some say: “Traffic is piled up. We can’t get around Geneva to go to work without traffic jams.” Others comment: “The new lanes are encouraging people to use bikes instead of polluting cars. And, it makes it safer to bike around.”

There might be elements of truth in both arguments. What is true and above argument is the level of vehemence in the positions. During a time of pandemic, with high unemployment and thousands in Geneva lining up for food when it’s available, why are people so worked up about cars and bikes?
None of the arguments has been rational. If so, we would have asked: Do we know how much more time it now takes a car to go from point A to point B? Do we know how many more people are now using bikes instead of cars? Has there been a reduction in air pollution? More or fewer accidents? Is there a survey of the general population to record their preferences?
Beyond the vehemence of the emotional arguments is a decided parochialism. Recent marches against racism and equal opportunities for women are international as well as local issues. They seem to have been drowned out (overtaken) by the problem of mobility.
Why is this so?
While it is obvious that getting around Geneva effects the entire population, so do racism and equal rights for women. How much time it takes to get to work or shopping effects us all in the short term. Whether one is black or white, racism is a societal blight that concerns all members of society in the long term just as equal rights for women is a societal phenomenon that we all must strive to achieve.
The problem is one of perspective and proportionality. Getting around Geneva is an immediate problem of mobility. Racism and equal rights are more than individual problems; they touch society in general while they may only directly touch certain individuals. Although an individual may be harassed because of her color or a person denied promotion because of gender, racism and equal rights are larger problems than how much time it takes to cross the Mont Blanc bridge.
In the long run, racism and gender equality are more important than bikes or cars. Although they may only have an indirect effect on my daily life, they are part of my belonging to a larger community. While it may take me twenty minutes longer now to get from point A to point B, that inconvenience in no way measures up to racist actions or taunts and gender discrimination.
Since I do not ride a bike or drive a car, you can easily say I have the wrong perspective. I am neither suffering inconvenience nor profiting from more space. But my neutrality on the issue allows me to observe how emotional the issue has become.
And it is those very emotions that worry me. Are people reacting proportionately? For a police officer to kneel on someone’s neck for over eight minutes to keep him down over a possible fake twenty dollar bill is not a proportional reaction. To shoot someone in the back three times because he was drunk in a car, resisted arrest, stole a taser and ran away is not a proportional reaction. Neither police action was proportional to the situation.
Let’s keep things in perspective and not lose sight of proportionality.
The people of Geneva have waited over 100 years to have a second bridge or an eventual tunnel to cross the harbor. That problem, which causes huge traffic jams, has yet to be solved. Isn’t that the major mobility problem? It seems much more important to me than a couple of kilometers of bike lanes. But, as I said, I have no dog in this fight. However, I will get very emotional on the day a new bridge or tunnel crosses the harbor. (If that happens in my lifetime.) To me, that will be a valid reason to let the emotions flow.

 

 

 

Lien permanent 9 commentaires

Commentaires

  • Merci de rappeler les fondamentaux. Car ces explosions émotionnelles n'ont qu'une finalité malheureuse, la remise en question des bonnes intention de la LMCE, la loi qui semblait annoncer l'enterrement de la hache de la guerre des transports dans notre canton.
    Car oui, les critères qui font sens sont bien ceux que vous énumérez :
    Do we know how much more time it now takes a car to go from point A to point B?
    Do we know how many more people are now using bikes instead of cars?
    Has there been a reduction in air pollution?
    More or fewer accidents?
    Is there a survey of the general population to record their preferences?

    Mais surtout, ce qu'il s'agit de comprendre c'est que le développement du Canton est programmé et qu'il implique une augmentation générale de tous les modes, y compris les transports individuels motorisés (TiM) comme annoncé dans le rapport mobilité 2030 du Conseil d'Etat.
    Dès lors, il n'y a qu'un seul moyen de mettre tout le monde d'accord : La traversée de la rade entre Malagnou et la route des Nations, deux accès directs au réseau autoroutier, pour fermer le centre et la rade au trafic parasitaire.
    Oui, c'est un serpent du lac qui a commencé en 1896 déjà avec le tunnel Trachsel...
    Mais tant qu'on n'élira pas un magistrat à la mobilité qui soit capable de comprendre le caractère incontournable (c'est le cas de le dire) de cet ouvrage, nous serons condamnés à assister à cette guerre stérile qui ne fait que des perdants sans espoir de la moindre parcelle de résolution.
    Et oui, cela implique une sérieuse remise en question de tout un chacun, qu'il soit cycliste, piéton, usager des transports publics ou bagnolard, voire motard.
    Même vous, Monsieur Warner, devrez peut-être envisager de promulguer avec un peu plus de passion cet ouvrage que vous semblez aussi appeler de vos voeux. Car le politique est tellement inerte qu'il lui faut une bonne dose d'électrochocs pour enfin sortir de cette léthargie paralysante.
    Merci pour ce billet.

  • Comme ce dernier petit reste de Suisses de souche de ce Genève, je connais ces ponts magistraux alliant métro + route, construits de longue date à San Francisco, Sydney etc,
    ces architectures de réseaux de transports publics reliant air et sous-sol dans la majorité des grandes agglomérations mondiales etc etc,
    et j ai voté pour voir la traversée de la rade aboutie, après avoir vu la petite rade asséchée pour la construction du parking du Mt Blanc.

    Tout cela démontre que ce canton fait preuve de trop grands écarts en incapacités: Temporels, techniques, décisionnels.

    Entre nos votations et les non-décisions de nos exécutifs, financés, actifs à reporter, mandat après mandat.

  • I, too, have neither a car nor a bicycle. But when I move, it's in Airbus A330. If it consumes a lot of fossil energy, it allows you to quickly escape the Geneva microcosm. There are no free lunches...

  • A Geneve, voyez-vous, depuis que les partis de droite sont en perte de vitesse, ceux qui votent pour eux depuis qu`ils sont en age de voter font une fixation sur la Gauche et la voient dans tout ce qui leur déplait. Comme la plupart des électeurs de droite sont pro-bagnole et anti-vélo (anti-écolos, en fait), ils sont persuadés que les bike-lanes font partie d`un plan diabolique de la Gauche et des écologistes genevois pour prendre le pouvoir. Voila pourquoi ces braves gens font tant de bruits incongrus avec leur bouche quand ils voient une nouvelle piste cyclable.

  • A propos de pistes cyclables. Dans les années 60-70 du siecle dernier, la circulation automobile était encore tres fluide a Geneve et, chose curieuse, on ne parlait jamais de ce que, le nombre des voitures augmentant régulierement, on allait fatalement finir par bouchonner un jour. C`était pourtant prévisible. Aujourd`hui que le nombre des vélos augmente continuellement (les jeunes preferent le vélo a la bagnole chere, puante et inefficace), beaucoup ne se rendent pas compte que ce sont les vélos qui vont bouchonner et se faire de plus en plus tamponner par les autos si les pistes cyclables ne sont pas multipliées. Or, on ne peut multiplier les pistes cyclables qu`en diminuant de force le nombre des voitures en ville afin de prendre sur les voies auto pour faire plus de pistes cyclables. On ne peut pas avoir le beurre et l`argent du beurre.

  • Ca y est, c`est parti ! Longue vie a la débagnolisation de Geneve !
    https://www.tdg.ch/taxer-lacces-motorise-au-centre-geneve-y-songe-504747218130

  • Oui multiplions les pistes cyclables à Genève, cela permettra aux deux roues motorisés de mieux circuler. Et invitons tout les écolos de salon à œuvrer à extraire le cobalt durant une semaine dans les mines congolaises pour leur éviter de trop pédaler. . Et remercions Jean Jarogh de limiter ses interventions sur les blogs pour éviter une pollution numérique inutile.

  • Bonjour

    Les cyclistes polluent nettement moins, il est vrai. Mais ils polluent tout de même...Car sans aller aux accus dont parle Laurent Lefort, il reste les pneus, sans parler des freins.

    Ces pneus que l'on achète neufs et qu'à un moment il faut changer, car il en manque une épaisseur...Où est donc passé cette épaisseur ?

    Pareil pour les piétons/marcheurs...Tant que les semelles sont en cuir, ok. Mais sans ça...

    Qui vole un oeuf vole un boeuf...Hélas :-)

  • Celui qui va en vélo au boulot, dont aux heures où aucun TPG ne circule, est rasséréné, grâce à ces pistes, de moins risquer sa vie, par ces pendulaires automobilistes qui ne respectent aucune priorité, et les shootent sur les trottoirs.

    Bienvenues, ces pistes, qui n'ont pas besoin d'être trop larges, me dit un employé qui fait 8'000km/an en vélo pour aller à son job.

    Mais le fait est que dans les rues, rien n'est fait contre cette masse de conducteurs pendulaires (scooters & vl frontaliers majoritaires) qui se moquent royalement de respecter vitesses, droit de passage,
    ou le code de la route le plus basic,

    Des vl en file se jouent à dépasser à droite, sans clignotant, et shootent X cyclistes sur le trottoir, sans suites pour les automobilistes. Pas pour les cyclistes en chute, aux fringues déchirées, jantes tordues, tous frais à leur charges.

    Cela fait des années que ça dure, alors que le trafic frontalier, dont on constate les limites de connaissances du code de la route à chaque ronds-points, a explosé.

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