Wolves and immigrants: Votes expose our fears

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I was once asked to give a talk on security in a town in the Swiss Alps. I began by telling how many locks I had on my door when I lived in New York.  I told stories about how fearful it was for me to ride the subways late at night. My stories were met with quizzical looks. Most people in the town didn’t lock their houses or cars. They had no subways. Two different worlds. 

And then I mentioned their fear of wolves. What would their local newspaper – the Nouvelliste – do without a front page picture of a sighted wolf or the disemboweled carcass of a poor sheep? That they all understood. How many hours has Swiss television spent showing roaming wolf packs and viscerated livestock?
Why were they so fascinated with wolves? Were they really afraid of them? Based on the village location, I didn’t see any possibility of a wolf straying into town. No, the wolf had become a symbol, something that was exotic and cause for fear. Something out of the ordinary had become a myth in this part of Switzerland, canton Valais, like the Big Bad Wolf in Little Red Riding Hood. Or even the wolf in Sergei Prokofiev’s symphonic fairy tale Peter and the Wolf where the end sounds like a duck quacking inside the wolf’s belly.
There will be a vote in Switzerland on September 27 to accept or reject a revision of the hunting law which, in part, downgrades the wolf’s protected status. 
Also on the ballot is an item to limit immigration. According to this initiative, Swiss workers risk losing their jobs if the free movement of people treaty between the European Union (EU) and Switzerland isn’t abandoned. Is this reasonable? 
According to official statistics, the gap between the number of people who migrated to Switzerland compared to those who left the country has significantly narrowed since 2013. Last year, only 32,000 more people immigrated than emigrated. Currently, about 500,000 Swiss live in an EU country. 
As for jobs, approximately one in every five in key sectors such as health and public transport in Geneva - a very international city - is held by a foreigner. There’s an even higher percentage working at the local hospital. During the pandemic, does it make sense to handicap the facility by limiting the approximately 4,500 nurses who cross the border every day from France to come to work? 
Reasonable fear is a prerequisite for survival. But how to determine what is reasonable fear? At one point in history, Americans were afraid of a Soviet Union invasion. Much of my early New York childhood was spent listening to sirens warning of imminent attack and subsequent drills diving under our desks to prepare for that invasion. (I was later told that in Moscow schools the same exercises took place.) 
Today, President Trump plays on Americans’ fears of migrants invading from Latin America (“Build that Wall”). Trump calls protesters in the streets anarchists or, harking back to the Cold War, Communists. The Chinese Flu, according to him, brings back images from the Second World War fear of the Yellow Peril. Whether its anarchists, Communists, Blacks or Asians, Trump is playing on fear. 
We are all insecure in one way or another. We all have fears. The question is whether or not our fears are reasonable. Demagogues play on our fears. Swiss wolf stories sell newspapers and appeal to news broadcasters. Images of foreigners stealing Swiss jobs also play on fears of unemployment if not the loss of Swiss identity. And these fears can influence how we vote.
I will try to be as reasonable as possible on September 27. I will try to control my irrational fears. I will try to ignore those who play on those fears. I will study the hunting issue with a smile, just as I did when I voted in 2018 whether farmers who leave horns on cattle should get an additional government subsidy. A smile certainly represents a more positive emotion than fear.

 

 

 

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Commentaires

  • Fear for fear, il ne faudrait pas oublier que les Suisses de souche se reproduisent de moins en moins et, sans un apport constant de nouveaux Suisses, il y aura de moins en moins de monde pour payer les impots et les cotisations de retraite. La Suisse a la chance d`etre suffisamment attractive pour se permettre de sélectionner parmi les immigrants ceux capables de contribuer a l`économie, mais la droite national-populiste veut faire croire que "le bateau est plein" et que l`immigration n`est qu`une question de charité mal placée.

  • If the Swiss were apprehensive of anything, they would vote.

  • Faire cette comparaison, faire appel "au sentiment de peur" dans le cadre de ces votations,

    est du même acabit que parler d'"incivilités" pour parler d'actes de délinquance, récidivistes &/ou criminels

    dans la même veine que parler de "sentiment d'insécurité", aux victimes de criminels délinquants multirécidivistes échappant à l'application de nos lois.

    Quant à l'usage que vous faites, de la moyenne "rassurante" proposée par la balance des chiffres immigrants/sortants de Suisse,

    - d'une vous faites l'impasse sur le nombre de quincas licenciés obligés de s'expatrier pour survivre de leur retraite tronquée,

    - d'autre vous faites l'impasse sur l'énorme charge pesant sur l'AVS aux caisses déficitaires (conduisant au proche relèvement de l'âge de la retraite à 70 ans pour tous), idem des caisses de pension/compensation, en raison des charges à payer à ces libres-circulants venant de tous coins de l'UE qui retournent, jeunes retraités en droit selon leurs lois nationales, à la kasbah, après peu d'années cotisées en Suisse.
    Qui sont autant de consommateurs à remplacer par de la libre circulation, n'est-il pas.


    "As for jobs, approximately one in every five in key sectors such as health and public transport in Geneva - a very international city - is held by a foreigner"


    Extraire de telles informations de seules statistiques ne vous permet pas d'avoir accès à la réalité de l'emploi Genevois, ni de la mainmise de cadres et RH étrangers en décidant ainsi: le citoyen Suisse y est définitivement minoritaire, de l'ordre de 1 pour 10 ou à 1:50, au point de devoir jobber "sous la coupe" de petit-chef non résident en Suisse, dans un climat de Swiss Bashing.

    Vous ne faites que comparer, de vos bases d'information, sans avoir vécu et sans connaître la Suisse de l'avant-bilatérales, et poursuivez en déni de l'évolution de l'emploi réel aux conditions intolérables - que moi j'ai vécu, subi, vu se péjorer 2002-2004, prédit ne faire qu'empirer au tournant des années nonante, et que jeunes et vieux constatent aujourd'hui dévasté, au point de non retour.

    Savez-vous à qui vous vous adressez en vous basant sur votre sentiment de peur?


    Comment vous dire à quel point vous êtes hors sujet?

  • Le péril jaune est un fantasme apparu à la fin du XIXe siècle, né de la crainte que les 400 millions de Chinois de l’époque ne viennent s’installer dans les pays occidentaux. Il a ensuite été étendu au Japon lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905.
    Un livre paru en 1901, écrit par Edmond Théry et intitulé «Le péril Jaune» (*), expose cette thématique, avec pour arguments des complications diplomatiques et militaires, des troubles à l’ordre intérieur et à l’ordre social, sans compter le danger qu’une telle immigration faisait peser sur l’économie française, si ce pays continuait à considérer la Chine comme une potentielle colonie à exploiter. Ils ont ensuite préféré l’Afrique et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…
    Si 770’871 Suisses (stat. fédérale au 31.03.2020) ont trouvé un intérêt personnel à vivre à l’étranger, ils sont 3'410 à avoir choisi la Chine. En déduisant Hong Kong et Macao, le solde de résidents sur le continent doit être proche de 1'565. On est donc loin d’un péril suisse et c’est tant mieux pour ceux qui s’y plaisent.

    (*) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75427r

  • Les loups, ououh! ououououh!
    Les loups étaient loin de Paris
    En Croatie, en Germanie
    Les loups étaient loin de Paris
    J´aimais ton rire, charmante Elvire
    Les loups étaient loin de Paris.
    Mais ça fait cinquante lieues
    Dans une nuit à queue leu leu
    Dès que ça flaire une ripaille
    De morts sur un champ de bataille
    Dès que la peur hante les rues
    Les loups s´en viennent la nuit venue... alors
    Les loups, ououh! ououououh!
    Les loups ont regardé vers Paris
    De Croatie, de Germanie
    Les loups ont regardé vers Paris
    Cessez de rire, charmante Elvire

    L'organisation d'extrême-droite turque s'appelle les loups gris. Les écolos d'extrême-gauche sont fascinés par la venue de meutes de loups en Suisse.
    Les admirateurs des loups ne se rendent-ils pas compte qu'ils font l'apologie des SS, sans le savoir ?

  • Grâce à la technologie, le monde est devenu village. Mais le village a perdu son autonomie dans une logique mondialiste qui écarte d'un revers de main toutes ces revendications d'un autre âge que pourraient émettre ces retardés de l'évolution avec leurs guerres de clocher.
    Seulement voilà, il est impossible à un cerveau humain de faire bon usage d'une telle quantité d'informations provenant de si nombreux environnements et nos réactions restent motivées par la proximité que nous pouvons encore décoder.
    Le mondialisme est si avancé qu'il ne semble plus possible de faire machine arrière. Alors encourageons la fuite en avant et le crash programmé qui nous permettra de revenir à une gestion locale, communale, de la chose publique en limitant strictement l'intervention des niveaux supérieurs, nationaux, supra-nationaux, continentaux, mondiaux aux questions régaliennes de sécurité et de respect des droits humains. Tout pouvoir qui excède ce niveau de proximité est non seulement nuisible pour la collectivité mais aussi pour l'individu ou le groupe qui l'exerce.
    Car la richesse de notre espèce provient de sa diversité qui est mise en péril par les velléités mondialistes qui non seulement nivellent par le bas, mais accentuent les inégalités des chances.
    Aujourd'hui déjà les "big five" sont plus puissants que les gouvernements. Ceux qui sont à la tête de ces grands groupes ont complètement perdu de vue les principes élémentaires du bon sens que tout être humain sent en lui par sa finitude. Car ces messieurs, dames, n'ont dorénavant plus qu'un objectif ; durer.
    A cette fin, ils investissent massivement dans la conquête spatiale pour échapper à ce monde en perdition sans même réaliser qu'ils en sont les principaux responsables puisqu'ils ont fabriqué leur fortune en exploitant sans scrupule les esclaves des temps modernes. Ultimement, ils ne désespèrent pas de toucher à une certaine forme d'immortalité via le trans-humanisme. Ce qui nous donne la mesure de leur pathologie et des effets ravageurs de l'exercice du pouvoir.

    Bref, pour en revenir au sujet de ce billet qui suggère beaucoup sans vraiment le dire, si je reconnais que la gestion du loup ou des cornes des vaches sont des sujets qui ne concernent que peu de monde et sur lesquels nous ne devrions pas interférer avec nos logiques décalées, je ne puis laisser passer l'idée qu'un pays renonce à réguler les flux de population et laisse à ses autorités exécutives la possibilité de mettre en péril la paix sociale en bradant ce qui fait le génome d'un pays avec la seule excuse que nous sommes pris dans une logique qui nous dépasse.
    Je fais partie de ceux qui résistent comme le village gaulois mais sans la potion magique et je déplore cette servitude de nos élus envers des règles tacites de profit constant et rapide qui contribuent paradoxalement à la détérioration des conditions de vie de la majorité et à la dégradation de l'environnement qui, faut-il le rappeler, est le seul viable à des années lumière.

    Je ne plains pas nos conseillers fédéraux qui sont pieds et poings liés, serviteurs suprêmes de forces qui les dépassent. Ils ont choisi cette voie et sont habitués aux compromis qu'ils ont pratiqué tout au long de leur carrière pour enfin arriver au sommet. Je les laisse à leurs conflits de conscience s'il en ont encore une. En revanche, j'en veux à ceux qui semblent équipés pour penser, comme Daniel Warner, et qui font abstraction de tous les éléments qui permettent l'intégrité d'un pays. Sans se convertir il pourrait au minimum reconnaitre la chance dont il a profité en étant accueilli ici et participer plus activement à la protection de tout ce qui fait l'originalité de notre peuple et sa culture qui l'ont séduit au point de devenir citoyen du pays.

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